Les poèmes visuels de Mr Chill

Son regard de poète égrène des centaines d’images comme autant d’hommages à la femme contemporaine.

Je crois me souvenir que j’ai découvert son travail à travers Tumblr, lequel m’a ensuite permis de visiter son site et l’impressionnant mur d’images qu’il propose.

Les mots me manquent pour décrire le travail photographique de Monsieur Chill…

Fragments d’intimité,
Haïkus sensuels,
Cadrages délicats,
Magie des lumières,
Érotique du quotidien,
Vérité des corps,
Détail des peaux,
Gaieté des sourires,
Naïve impudeur,
Infini respect,
Naturel des poses, …

Les mots me manquent… mais le titre de son Tumblr en dit long : ”Nude not naked”.

Bref, Monsieur Chill annonce de temps en temps des petites ventes flash via Facebook… lesquelles m’ont permis d’acquérir quelques petits tirages très raisonnables.

Les images acquises en juin…

© Chill Photographie

© Chill Photographie

© Chill Photographie

© Chill Photographie

Et les images acquises en novembre dernier…

© Chill Photographie

© Chill Photographie

© Chill Photographie

A chaque fois, le choix est cruellement difficile…

Restez à l’affût sur sa page Facebook… peut-être que d’autres ventes impromptues y seront annoncées…

Et entre temps, vous pourrez suivre l’actualité du travail unique de ce grand regard.


Arles 2018

La semaine d’ouverture des Rencontres de la Photographie d’Arles est toujours un moment particulier. Ces dizaines d’expositions du ”in” et du ”off” inondent la ville d’images.

Dans le programme officiel, je n’ai pas tout vu, mais j’ai particulièrement apprécié les travaux de :

Matthieu Gafsou et l’acuité de son propos sur l’humanité augmentée,

Patrick Willocq à la fondation Manuel Rivera-Ortiz,

Todd Hido et la sensibilité de sa lumière sombre,

William Wegman et l’humour de son être humain,

Laura Henno et sa série Rédemption,

- l’exposition sur Mai 1968,

Gregor Sailer et son Village Potemkine.


Affiche des Rencontres d’Arles 2018. Photo de William Wegman

Le ”off” est le prétexte à revoir de nombreux amis, notamment ceux qui ont exposé à Arles dans le cadre des belles années du FEPN. J’ai été très raisonnable… et n’ai rapporté qu’un petit tirage d’une Wet Mummy d’Alan Cat et… commandé deux images de la série Surveillances de Fabien Lapouge.


© Alan Cat - WetM BodyS

© Fabien Lapouge - Surveillances

© Fabien Lapouge - Surveillances

Je ramène aussi un exemplaire du très beau livre d’art Botanica édité par la photographe Juliette Berny. Ce livre magnifiquement imprimé et relié reprend une sélection de ses plus beaux travaux des quatre actes de Botanica (IIIIIIIV). L’image ci-dessous est issue de l’Acte IV, un joli petit tirage joint au livre. Les deux autres images sont des petits souvenirs en 10x15 et sont issues de l’Acte III. Juliette avait aussi tiré de très jolies cartes postales…

© Juliette Berny - Botanica Act IV

© Juliette Berny - Botanica Act III

© Juliette Berny - Botanica Act III

J’ai résisté à la visite chez Actes Sud, sans parler des multiples tentations de Cosmos-Arles Books ou de Summertime (avec rien de moins que les éditions LocoArnaud BizalionFiligranes et Le Bec en l’air).

Et puis, bien sûr je reste admiratif des nus bleus (des cyanotypes sur verre) de Salvo Veneziano du collectif Palermofoto, des gommes bichromatées si crues et authentiques de Didier Gillis, et puis j’ai aimé certaines images de Bénédicte Hanot, de Margaret Lansink et Fabienne Forel.

J’allais aussi oublier le tirage géant de l’artiste photographe et tireur Frank G. Alonso, présenté dans sa galerie PhotoFolio at Home, un nouveau lieu de la scène photographique arlésienne.

Dans un autre registre, j’ai aussi beaucoup aimé l’exposition d’images de Pierre Bonard. Des images humanistes classiques de grande qualité. Mention particulière à ses petits magnets… des bricoles certes, mais qui permettent d’emmener des images et de les intégrer très facilement dans son environnement. Autant d’images qui seront vues. Désormais, son Inconnue du métro m’accompagne.

Il faudra que je retourne à Arles dans le courant de l’été…



L’oeil et la main de Boris

Son atelier-galerie est niché au cœur de l’Isle sur la Sorgue, à peine à l’écart de la foule de touristes qui inonde chaque week-end la rue de la République.

L’œil avisé remarquera forcément l’une des imposantes chambres photographiques qui trône souvent au fond de l’Impasse de l’hôtel de Palerme, juste devant sa galerie. C’est avec ces chambres que Boris Dumont réalise d’exceptionnels portraits au collodion humide. Dans sa galerie, il montre différentes facettes de son travail d’auteur, avec des travaux sur l’humain et le paysage. Les techniques varient, les ambiances aussi, mais l’œil de l’artiste et la main de l’artisan-tireur sont toujours présents.

Le week-end dernier nous n’avons pas posé en famille version collodion, mais avons choisi deux petites images. D’abord ce cavalier minuscule, si mystérieux, chevauchant la ligne d’horizon au galop, et par contraste peut-être, une image en couleur, de la série Caravan Avenue, en hommage aux libres sauvages qui peuplaient chaque été jusqu’en 2015 la plage de Piémanson à Arles. Quelques jours plus tard (c’était un cadeau surprise) j’ai ajouté un petit tirage de Sweet Home (II) - Lofoten, une image magique d’un grand nord enneigé.

© Boris Dumont - Cavalier Bromo, Java, Indonésie

© Boris Dumont - Une image de la série Caravan Avenue

© Boris Dumont - Sweet Home (II) - Lofoten

Deux images qui rejoignent celle de la jeune femme qui m’accompagne déjà depuis des années, en bonne place dans mon bureau.

© Boris Dumont - Laurie, une photo de la série B&W People

Si vous passez dans cette belle région des portes du Luberon, ne manquez pas de visiter l’Atelier de Palerme. La rencontre avec Boris Dumont et son œuvre mérite le détour.


Son site : https://www.borisdumont.com
Son Instagram : https://www.instagram.com/borisdumont


Le dos de Lisa

La photographie de Martina a trouvé sa place au-dessus de mon écran principal. Juste à côté de Lisa, une autre image éditée par Yellow Korner.

Christian Coigny, son auteur, vit près de Lausanne et nous avions eu le grand plaisir de l’accueillir un soir au Déclic Club. Cela devait être en 2015, juste avant la magnifique rétrospective de ses travaux présentée par le Musée Historique de la Ville de Lausanne. Le livre publié alors par les Éditions Ides et Calendes est sublime.

En fait, j’ai rencontré les images de Coigny il y a des années, chez un des vendeurs de posters installés en face de Beaubourg. Un coup de cœur pour deux images, ramenées précieusement et dûment encadrées, comme s’il s’agissait de photographies. L’une d’elles est toujours accrochée. L’autre est remisée, suite à la chute du cadre, un jour de grand vent…

Les travaux récents de Christian Coigny sont d’une beauté rare. Entre nu et nature morte, des images éternelles dont la force n’a d’égal que la simplicité apparente.

Christian Coigny - Lisa

L’affiche de l’exposition de 2015

Le poster remisé

Le poster affiché


I Thought We Were Special

Cette image m’avait tapé dans l’œil.

Il y a plusieurs mois.

À moins que ce ne soit Martina.

L’étrangeté de cette image est totale.
Lumière, regard, soda, banquette.
Le mystère est entier. 

J’avais résisté.

Jusqu’à céder.

Au motif que Formento & Formento étaient à Venezia Photo, alors cette image sera un souvenir de cette découverte à travers le travail réalisé par un de leurs stagiaires.

Le prétexte me convient. I Think It Was Special.

Et merci à Yellow Korner de rendre de telles images accessibles.

Formento & Formento - I Thought We Were Special

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