L’oeil et la main de Boris

Son atelier-galerie est niché au cœur de l’Isle sur la Sorgue, à peine à l’écart de la foule de touristes qui inonde chaque week-end la rue de la République.

L’œil avisé remarquera forcément l’une des imposantes chambres photographiques qui trône souvent au fond de l’Impasse de l’hôtel de Palerme, juste devant sa galerie. C’est avec ces chambres que Boris Dumont réalise d’exceptionnels portraits au collodion humide. Dans sa galerie, il montre différentes facettes de son travail d’auteur, avec des travaux sur l’humain et le paysage. Les techniques varient, les ambiances aussi, mais l’œil de l’artiste et la main de l’artisan-tireur sont toujours présents.

Le week-end dernier nous n’avons pas posé en famille version collodion, mais avons choisi deux petites images. D’abord ce cavalier minuscule, si mystérieux, chevauchant la ligne d’horizon au galop, et par contraste peut-être, une image en couleur, de la série Caravan Avenue, en hommage aux libres sauvages qui peuplaient chaque été jusqu’en 2015 la plage de Piémanson à Arles.

© Boris Dumont - Cavalier Bromo, Java, Indonésie

© Boris Dumont - Une image de la série Caravan Avenue

Deux images qui rejoignent celle de la jeune femme qui m’accompagne déjà depuis des années, en bonne place dans mon bureau.

© Boris Dumont - Laurie, une photo de la série B&W People

Si vous passez dans cette belle région des portes du Luberon, ne manquez pas de visiter l’Atelier de Palerme. La rencontre avec Boris Dumont et son œuvre mérite le détour.


Son site : https://www.borisdumont.com
Son Instagram : https://www.instagram.com/borisdumont


Le dos de Lisa

La photographie de Martina a trouvé sa place au-dessus de mon écran principal. Juste à côté de Lisa, une autre image éditée par Yellow Korner.

Christian Coigny, son auteur, vit près de Lausanne et nous avions eu le grand plaisir de l’accueillir un soir au Déclic Club. Cela devait être en 2015, juste avant la magnifique rétrospective de ses travaux présentée par le Musée Historique de la Ville de Lausanne. Le livre publié alors par les Éditions Ides et Calendes est sublime.

En fait, j’ai rencontré les images de Coigny il y a des années, chez un des vendeurs de posters installés en face de Beaubourg. Un coup de cœur pour deux images, ramenées précieusement et dûment encadrées, comme s’il s’agissait de photographies. L’une d’elles est toujours accrochée. L’autre est remisée, suite à la chute du cadre, un jour de grand vent…

Les travaux récents de Christian Coigny sont d’une beauté rare. Entre nu et nature morte, des images éternelles dont la force n’a d’égal que la simplicité apparente.

Christian Coigny - Lisa

L’affiche de l’exposition de 2015

Le poster remisé

Le poster affiché


I Thought We Were Special

Cette image m’avait tapé dans l’œil.

Il y a plusieurs mois.

À moins que ce ne soit Martina.

L’étrangeté de cette image est totale.
Lumière, regard, soda, banquette.
Le mystère est entier. 

J’avais résisté.

Jusqu’à céder.

Au motif que Formento & Formento étaient à Venezia Photo, alors cette image sera un souvenir de cette découverte à travers le travail réalisé par un de leurs stagiaires.

Le prétexte me convient. I Think It Was Special.

Et merci à Yellow Korner de rendre de telles images accessibles.

Formento & Formento - I Thought We Were Special


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